Satisfait de tes performances, éblouissantes à t'entendre
Etre aux abois, un froissement de jupons suffit à te tendre
Xénophobe machiste pour qui la femme n'est qu'un objet
Eternel insatisfait, il te les faut toutes sans déroger !
Allons, crois-moi, tu n'as rien d'un étalon
Ta virilité n'est pas ta force mais bien ta faiblesse
Une femme ne se limite pas à une paire de fesses
Elle a bien plus d'atouts que sa paire de seins
Tendresse et sensualité devraient être les mamelles
Eternelles de cet amour charnel, mâles ou femelles
Tous, nous y trouverions cette substantifique manne
Elevant nos âmes comme sous le charme d'un shaman
Tes ambitions égoïstes, pauvre saltimbanque
Ultime sursaut d'un égo démesuré à la manque
Essence même de tous tes déboires, lève-toi enfin
L'amour n'est pas une fin mais bel et bien un tremplin
Avec lui tu peux grandir et t'affirmer, sache m'entendre
Mais il faut accepter d'être un enfant désireux d'apprendre
Oubliant son amour propre sans pour autant s'étourdir
Unique voie de plein accomplissement, même s'il faut s'ouvrir
Regarder l'autre, non comme un objet, mais en tant qu'être
Séducteur, amant viril, tu ne peux lutter contre la marche
Eternelle du temps qui t'amoindrit dans sa démarche
Xérique , ton cerveau ne porte guère que des fruits de haine
Et sous le poids des ans, courbe l'échine, remâche ta rengaine
Amant délaissé se repaissant de ses gloires passées
Virilité au plus bas, de viagra tu n'auras jamais assez
Et tes rides te rappelleront à quel point tu ne sais plus arquer
Créature vile et veule tu te retrouveras sur le parquet
Reine de la création, une femme n'est pas une conquête
Elle est l'esprit qui nous élève et comble ma requête
Sensuelle, elle m'ouvre à des perspectives éternelles
Plus que son corps, c'est son âme qui m'attire à elle
En sachant l'écouter, je me laisse guider sans entraves
Certain de marcher vers demain, hors de mon enclave
Triste et funeste, ton destin de macho te mène à la cave
Gracieuse et merveilleuse, bien plus qu'une fleur
La femme est l'essence de la vie, saches lui ouvrir ton c½ur
Ou tu passeras à côté de tout ce qui peut te faire grandir
Réussis ta vie, mais en apparence seulement, car je dois te dire
Il n'y aura là jamais que des artifices, au soir de ta vie
Fier de ta gloire passée tu ne vivras que de souvenirs
Il ne te restera que ton passé et aucun avenir
En te voyant sourire, les femmes te reconnaîtront pervers
Le creux de ton épaule ne recevra que des quolibets
Alors qu'une tête délicate aurait pu s'y poser avec amour
Midinettes aux mêmes aspirations que toi, tour à tour
Ouvriront les abîmes de la détresse et de la solitude
Unanimes pour vous condamner, toutes vos turpitudes
Resteront ces chaînes qui vous entravent, vous condamnent.
Le jeudi 10 décembre 2009.



